Uncle Tupelo enjoys a formidable critical reputation. They’re often credited with making the first alternative country album (1990). More importantly, after the band split up, its members went on to form Son Volt and Wilco respectively—the latter becoming one of rock criticism’s biggest darlings of the past thirty years, right up there with Radiohead. Well… almost.
So, the first alternative country album? Hmm… Didn’t Gram Parsons already take country music into countercultural territory back in the late sixties? And didn’t the Outlaws of the 1970s offer an alternative to Nashville’s squeaky-clean country? And weren’t Steve Earle and Souled American already making alternative country?
Well, journalists decided to print the legend and declared that 1990 was the moment to formalize the birth of a movement: alternative country. Fair enough. A magazine devoted to the genre even sprang up. Its name? No Depression, the title of Uncle Tupelo’s debut album and, incidentally, a cover of a classic by the legendary Carter Family (we’re talking about the 1930s here).
Uncle Tupelo is indeed a band that loves old-time country, but it’s also—and this is where the « alternative » label really makes sense—influenced by punk and probably by a rock band like the Replacements. That’s where my enthusiasm fades and leaves me standing outside the door: guitars that are simply too overpowering (I guess I’m getting too old for that) and a voice that leans a little too heavily into the gravelly register. An important album? Undoubtedly. An album I love? No.
Except when they show a little more restraint, as they do on the beautiful « Screen Door. »

Uncle Tupelo jouit d’une solide réputation critique. On le présente volontiers comme le groupe ayant signé le premier album de country alternative (1990). Et puis, surtout, après la séparation du groupe, ses membres ont fondé, d’un côté, Son Volt et, de l’autre, Wilco, soit l’un des plus grands chouchous de la critique rock de ces presque trente dernières années, au coude à coude avec Radiohead. Enfin… presque.
Bref, premier album de country alternative ? Hum… Et Gram Parsons, à la fin des sixties, n’emmenait-il pas déjà la country se balader du côté de la contre-culture ? Et les Outlaws, dans les années 70, n’offraient-ils pas une alternative à la country trop propre de Nashville ? Et Steve Earle ou encore Souled American, n’étaient-ils pas déjà de la country alternative ?
Bon, les journalistes ont décidé d’imprimer la légende et de décréter qu’il convenait, en 1990, de formaliser la naissance d’un mouvement : la country alternative. Soit. Un magazine dédié au genre est même né. Son nom ? No Depression, titre du premier album d’Uncle Tupelo et, accessoirement, reprise d’un classique de la mythique Carter Family (on parle là des années 30).
Uncle Tupelo est en effet un groupe qui aime la vieille country mais qui est aussi — et c’est là que l’adjectif « alternatif » prend tout son sens — influencé par le mouvement punk et probablement par un groupe de rock comme les Replacements. C’est là que mon enthousiasme retombe et me laisse à la porte : des guitares trop envahissantes (je dois être trop vieux pour ça) et une voix qui force le trait dans le registre rocailleux. Album important, sans doute ; album que j’aime ? Non.
Sauf lorsqu’ils savent faire preuve de davantage de retenue, comme sur ce très beau « Screen Door ».