Beatles, itinéraire bis chapitre XIV

And there you have it: 60 years ago, the Beatles released one of their very best singles in the UK—Paperback Writer on the A-side and Rain on the B-side.

Both tracks came out of the recording sessions for their upcoming album, Revolver—the number one, the greatest album in the world and the universe.

And Rain is the band’s greatest B-side. Why? Just because. Well, actually: Ringo said it’s his finest drum performance, and the man was absolutely right. It’s utterly exquisite. And McCartney’s buzzing bass line? Pure bliss.

And then, of course, there’s Lennon’s vocal. Let’s just say Liam Gallagher learned everything he needed to know right here. Those drawn-out, nasal vowels— »shiiiiiiiiine »… Oh, and let’s not forget that before they were called Oasis, Liam’s band was called Rain. Make of that what you will.

The band experiments, plays the song, artificially slows it down, runs things backwards. We’re no longer in the world of the perfect, immediate folk-rock of Rubber Soul, but we’re not yet in the realm of the total studio manipulation of Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. We’re in the perfect in-between: perfect, immediate songs and experimentation.

In short, this is the band’s golden age. And not just any band—the most important band in the history of popular music.

Pochette US

Et voilà : il y a 60 ans, les Beatles sortaient, en Angleterre, l’un de leurs meilleurs singles : Paperback Writer en face A et Rain en face B.

Les deux titres sont issus des sessions d’enregistrement de leur album à venir, Revolver, soit le numéro 1, le meilleur album du monde et de l’univers.

Et Rain est la meilleure face B du groupe. Pourquoi ? Parce que. Enfin si : Ringo dit que c’est sa meilleure partie de batterie, et le bougre a raison, c’est tout à fait exquis. Et la basse bourdonnante de McCartney ? Un régal !

Et puis, bien sûr, il y a le chant de Lennon. Disons que Liam Gallagher a tout appris ici. Les voyelles traînantes et nasales, « shiiiiiiiiine »… Ah, et on se rappelle qu’avant de s’appeler Oasis, le groupe de Liam s’appelait Rain. Voilà quoi.

Le groupe expérimente, joue le morceau, le ralentit artificiellement, passe des trucs à l’envers. On n’est plus dans le folk-rock parfait et immédiat de Rubber Soul, on n’est pas encore dans le trafiquage total de Sgt. Pepper, on est dans le parfait entre-deux : des chansons parfaites et immédiates ET de l’expérimentation…

Bref, c’est l’âge d’or du groupe. Et pas n’importe quel groupe : le plus important de l’histoire de la musique populaire.

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