There are times when it feels right to immerse oneself in records about grief. That’s life.

Benji by Sun Kil Moon, the second incarnation of Mark Kozelek, frontman of Red House Painters, is one of those records.

It evokes the accidental and sordid deaths of an uncle or a cousin, school shootings, the death of a serial killer, the aging of loved ones, childhood memories… Kozelek launches into long tracks delivered in a droning voice, which at first form a very homogeneous, even monotonous whole. It can feel exhausting, sure—but it’s highly recommended to pay close attention to the lyrics, stream-of-consciousness style… and just let yourself be carried along.

That’s why the last track on the album, with its faster tempo, the presence of a Sonic Youth member on drums (yes, really), and slightly more elaborate arrangements (a nicely placed horn section), brings a welcome bit of contrast. Not to mention the humor running through the song—reflections on his friendship with the frontman of Death Cab for Cutie and The Postal Service, not exactly flattering to himself as he contrasts their diverging paths: one rising to fame, the other… not so much. It brings a touch of lightness to an otherwise decidedly heavy atmosphere.

Il y a des moments où il est bon de se plonger dans des disques de deuils. Ainsi va la vie.

Benji de Sun Kil Moon, deuxième incarnation de Mark Kozelek, leader de Red House Painters, est de ceux-là.

Évocation de la mort accidentelle et sordide d’un oncle ou d’une cousine, de tueries dans des écoles ou encore du décès d’un serial killer, vieillissement de proches, souvenirs d’enfance… Kozelek se lance dans de longs morceaux d’une voix monocorde qui forment, au premier abord, un ensemble très homogène, voire monotone. Ça peut paraître éprouvant, certes, et il est vivement conseillé de s’intéresser de près aux textes, style flot de conscience… et se laisser porter.

C’est pourquoi le dernier titre de l’album, sur un tempo plus rapide, avec la présence à la batterie d’un membre de Sonic Youth (s’il vous plaît) et des arrangements un poil plus élaborés (cuivre fort sympathique), vient apporter une certaine forme de nuance bienvenue, sans parler de l’humour relatif qui traverse la chanson (réflexion autour de son amitié avec le leader de Death Cab for Cutie et de Postal Service, pas tendre pour lui-même puisqu’il met en perspective leurs parcours divergents, l’un voyant sa notoriété s’envoler et l’autre… l’inverse) qui apporte une touche de légèreté à une ambiance, par ailleurs, pour le moins plombée.

3 réflexions sur “

  1. J’éprouve de plus en plus de mal avec le chant de Kozelek, cet album est peut-être le dernier pour lequel j’ai attaché un peu d’intérêt, sans aller jusqu’à l’exploration des textes, trop bille en anglais.

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    1. Tout à fait d’accord. J’avais ce souvenir là de Benji, un truc un peu pénible, j’avoue que je l’écoute ts les jours depuis 1 semaine et je redécouvre. Le suivant, Universal Themes, m’avait laissé totalement à côté, souvenir de morceaux interminables avec cette voix, un truc pénible mais je vais retenter.

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