Beauté jazz

Le saxophoniste Wayne Shorter vient de casser sa pipe à l’âge de 89 ans.

Si le bonhomme a continué à sortir des choses encore récemment, c’est évidemment dans les années 60 et 70 qu’il aura le plus apporté à son art.

D’abord aux côtés d’Art Blakey sur des classiques du hard bop (citons Caravan en 63) puis en rejoignant Miles Davis pour les révolutionnaires In a Silent Way et Bitches Brew (69 et 70), il continuera dans cette voie dans les seventies en créant son propre groupe avec Joe Zawinul, Weather Report, fleuron du jazz rock, genre qu’on a le droit d’aborder avec méfiance…

Au milieu des années 60, il sort ce qui restera probablement comme son plus grand album sous son propre nom, Speak No Evil. Il y est accompagné de Freddie Hubbard (trompette), Elvin Jones (batterie), Ron Carter (contrebassiste qu’il faudra écouter chez A Tribe Called Quest un de ces jours tiens) et Herbie Hancock (piano). Du beau monde donc. Des pointures, de très hautes pointures.

On est chez Blue Note donc on a une pochette top classe.

Y figure cette beauté foudroyante (je sais, on va dire que je ne choisis que les trucs lents, c’est mon défaut, je reconnais, en général je préfère ce type d’ambiance…). Quand le saxo roucoule son entrée dans le morceau… hum… parfait.

Ce soir 22h30, on baisse les lumières, on s’enfonce dans son canapé et hop. Whiskey possible mais optionnel.

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