This is Paddy McAloon’s most astonishing record. It was originally released in 2003 under his own name, before being reissued in 2019 with different artwork and under the Prefab Sprout name.
Stricken by serious health problems, particularly with his eyesight, Paddy retreats into seclusion and summons the spirits of Ravel, Debussy and John Adams. Some listeners also hear echoes of Poulenc. In short: early twentieth-century French Impressionism meets American minimalism. This is a world away from pop music.
The result? An album unlike any other, demanding—not because it’s difficult to listen to, but because it asks you to immerse yourself in it if you’re to appreciate its countless subtleties. It’s dominated by the twenty-minute title track, a serene, drifting tour de force carried by the detached voice of a female narrator reflecting on life’s tribulations. A handful of other pieces, mostly instrumental, occasionally evoke the wide-open landscapes of Aaron Copland. And then there’s the lone « song », the only track on which you actually hear McAloon’s voice.
Not long after the release of I Trawl the Megahertz, McAloon really did come to resemble a druid, complete with a long white beard. His spirits may have been low, but his inspiration was at its peak.


C’est le disque le plus étonnant de Paddy McAloon. Il est sorti en 2003 sous son propre nom, avant d’être réédité en 2019 avec une pochette différente et sous le nom de Prefab Sprout.
Victime de sérieux problèmes de santé, notamment de la vue, Paddy s’enferme et convoque Ravel, Debussy, John Adams… Certains évoquent aussi Poulenc. Bref, impressionnisme français du début du XXe siècle, minimalisme américain : on est bien loin de la pop.
Le résultat ? Un album résolument à part, exigeant — non pas parce qu’il est difficile d’accès, mais parce qu’il demande qu’on s’y plonge afin d’en saisir les mille contours —, dominé par un morceau-titre d’une vingtaine de minutes, tour de force tranquille et flottant porté par une voix féminine détachée qui narre les turpitudes de la vie. Quelques autres pièces, essentiellement instrumentales, laissent parfois souffler un vent à la Aaron Copland. Et puis il y a cette unique « chanson », où l’on peut entendre la voix de McAloon.
Quelque temps après la sortie de I Trawl the Megahertz, le bonhomme ressemblera vraiment à un druide avec sa longue barbe blanche. Moral dans les chaussettes, mais inspiration au sommet.