Jennifer, Alison, Phillipa, Sue, Deborah, Annabel…

Automne 1989.

Il y a une papeterie à l’angle de la rue Lamartine et du boulevard de Paris.

Amoureux d’une certaine Laetitia, à moins que ce ne soit Elodie… j’y cherche un cadeau et jette mon dévolu sur un stylo-plume violet. Le genre qui servira à écrire des mots dans les agendas en faisant des petits cercles sur les i en lieu et place des points.

En fond sonore, il y a cette chanson, un truc avec plein de prénoms de filles dedans. Mince, la mélodie, j’adore, je traine dans le magasin histoire d’en profiter jusqu’au bout…

Automne 2023.

Plaisir coupable et nostalgique ?

Même pas.

The Beautiful South. Groupe formé par deux Housemartins (merveilleux groupe).

Sous une production très propre, très radiophonique, sous des atours gorgés de soul et une mélodie pop du meilleur tonneau, le morceau, Song for Whoever (chanson pour n’importe quelle personne), est en réalité une critique cinglante du cynisme d’une industrie musicale prête à signer n’importe quelle bluette tant que ça fonctionne dans les charts… d’où cette énumération de prénoms féminins. Je dois dire que ce passage, surtout la première fois à partir d’1’20, c’est un paradis pop.

2 réflexions sur “Jennifer, Alison, Phillipa, Sue, Deborah, Annabel…

  1. Ton article donne envie de réécouter le disque.
    Pour certains magasins anglais hors de question de mettre en rayon un disque présentant un homme incitant au tabagisme et une femme prête à se faire sauter la tête. Les photos de la pochette seront donc remplacées plus tard par des peluches d’ours et de lapin.

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