Chouette de la country !
S’il y a bien un genre que les Américains, malgré la force de frappe culturelle de leur musique et de leurs films, ont du mal à faire traverser l’Atlantique, c’est bien celui-ci. Trop rural, trop plouc, trop lié à des clichés de cowboys musculeux et bas du front. Ou alors, si on est branché, on l’aime alternative, passée à la moulinette de la contre-culture (Gram Parsons) ou du punk (Violent Femmes) et plus largement du Do It Yourself (les premiers enregistrements de Will Oldham, Bill Callahan…).
C’est terriblement injuste et dommage. Je pense notamment à ces chanteuses épatantes des années 60 (Loretta Lyne, Tammy Wynette, Patsy Cline…), passer à côté de tout cela c’est se priver d’histoires éternelles, simples mais universelles, celles des hommes et de la terre, celles de la rudesse de la vie agricole dans les petites villes oubliées du Midwest et du Deep South.
Cette réédition opportune nous permet de découvrir une jeune (en 92 !) fille de l’Arkansas. De la pure country, sans artifice, elle y rend hommage à la célèbre émission de Nashville, le Grand Ole Opry, cite Jimmy Rodgers et la Carter Family…

Nul doute qu’elle sait de quoi elle parle et comment en parler si on en juge par les notes de pochette signées John Prine où ce dernier évoque les larmes qui lui montent aux yeux quand Iris DeMent attaque :
She grew up plain and simple in a farming town
Sa musique est au diapason : plain and simple et c’est comme ça qu’on l’aime.
Chouette découverte.
C’est appréciable sur un titre, mais, ayant beaucoup de mal à comprendre les textes, j’aurais du mal sur tout un album.
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