Après quelques essais discographiques encore un peu mal dégrossis, Murat trouve ses marques sur Cheyenne Autumn (1989).
Belle gueule, regard bleu, il sort à cette époque plusieurs singles à tonalité synthétique (Si je devais manquer de toi, L’ange déchu, Te garder près de moi …) qui feront que certains verront en lui un artiste dans le style d’Alain Chamfort (variété haut de gamme). Il gagne en notoriété avec notamment a little help from un certain Bayon, journaliste à Libé qui le défend ardemment et qui lui sera fidèle jusqu’à la basilique d’Orcival et sans doute au-delà…
Le duo avec Mylène Farmer (Regrets, 1991) viendra confirmer les premiers (relatifs) succès ainsi que d’autres titres comme Sentiment nouveau ou encore Cours dire aux hommes faibles. C’est sans doute à ce moment qu’il joue le plus le jeu de la promo et qu’il devient une petite star, le temps de quelques années…
Mieux que ces quelques hits, ses deux albums du moment (Cheyenne Autumn et Le manteau de pluie, 1989 et 1991) contiennent déjà ces chansons lentes au spleen romantique qui touchent droit au coeur (Le venin, Col de la Croix-Morand, Le lien défait…) et qui fidélisent des gens comme moi aujourd’hui inconsolables…

Donc voici le Jean-Louis top 50 compatible (en 2013, il disait que c’était une chanson de tocard)… Pas mon préféré mais dans le haut du panier de la variété d’alors quand même. L’arrivée de sonorités acoustiques avec l’album suivant, Vénus (1993), sera perçue comme une suite logique pour un artiste citant Dylan, Neil Young et Cohen comme figures tutélaires…
On notera la présence à la batterie du batteur de Prefab Sprout. Big big love donc.
Votre analyse est très juste. Je n’avais pas adhéré au Murat starlette pop. Encore moins au soit-disant fameux duo avec Mylène Farmer (cette caricature de sophistication bidon et artificialité 2.0 ) dont le contraste entre le décor lourd de pathos historique et les paroles cucu-la-praline est une horreur. Comme c’est en noir et blanc,le beau gosse avec ses yeux bleus clair passe inaperçu et se fourvoie dans la variétoche de pacotille. Ensuite j’ai découvert le vrai Murat avec la chanson « Le Col de la Croix-Morand » (j’habite dans le 63),un monument de réussite musicale et un texte d’une profondeur inouïe. Et l’album de 91.
Il a accepté de faire de la promo et de la pop, car il avait besoin d’un peu de reconnaissance d’une part et de l’autre parce qu’il avait été papa très tot.
Par la suite , il a emprunté d’autres chemins …..
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On est d’accord, merci pour le commentaire.
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Petite mise à jour : Dans une interview Murat dit que Sentiment nouveau est un morceau de tocard. CQFD.
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