
Tout ici est mythique, New York dans les années 70, la pochette de Mapplethorpe, Patti Smith, le producteur John Cale, la reprise de Gloria en ouverture, les musiciens,… dont Ivan Kral, mort le 2 février, tchèque, homme de l’ombre qui aura notamment travaillé, outre Patti Smith, avec Iggy Pop… Tout est mythique mais rien à faire, j’aime pas ce disque… Mince !
Par contre, Just Kids, le livre de Patti Smith qui parle de sa relation avec Mapplethorpe, hum, c’est bien, bien, bien… New York dans les seventies, la bohème du Chelsea Hotel… Ca permet juste de voir que la potentielle posture poète maudit de Patti Smith, c’est pas du chiqué, pas du tout… On ne peut pas vivre dans les conditions qu’elle a connues en faisant semblant d’aimer Arthur Rimbaud, vraiment. Bref, Just Kids, ça peut faire pleurer.
Ici, un morceau co-écrit avec Ivan Kral. 1975.
Patti Smith, une grande dame, même si tu n’aimes pas ce disque, dont la pochette est définitivement trop belle.
Le bouquin (que tu m’avais par ailleurs offert) un petit bijou. I love ❤
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Gros débat sur ma page Facebook hier à son sujet, avec notamment cette critique d’un critique de rock que j’adore :
Ah, Patti Smith… Son infinie prétention, ses poils sous les bras. Ses hurlements de pythie hystérique, ses slogans adolescents («Jésus est mort pour vos péchés, pas pour les miens», etc.), son obsession pour Rimbaud, sa version affreuse de Gloria. La pauvre est unanimement détestée par tous les collègues l’ayant côtoyée durant son heure de gloire, à la fin des années 70. De Blondie aux Ramones, tout le monde est d’accord sur un point : c’est une pénible. La nuisible en chef.
C’est donc en reculant, connaissant ses fantasmes littéraires de « poétesse rock », qu’on ouvre son livre. Une merveille, pourtant. La chanteuse, pour une fois modeste et clairvoyante, se met en retrait, décide de ne pas s’étendre sur sa carrière pour évoquer, le temps d’un récit très touchant, son amitié avec le photographe gay obsédé par les trompes : Robert Mapplethorpe. Plus que le témoignage d’une liaison étonnante, c’est un très grand livre sur New York. Lorsqu’elle y débarque en 1969, pauvre provinciale SDF, la fête au Max’s Kansas City est déjà finie et les étoiles de Warhol sont éteintes. Mais la ville change et est encore ce qu’elle n’est plus : carrefour d’influences, berceau de la bohème où tout semble possible lorsqu’on est jeune, désargenté et bercé d’illusions. Le Chelsea Hotel est la cour de tous les miracles : la jeune fille à tête d’Apache deviendra une star du rock, l’ange frisé Mapplethorpe connaîtra la gloire dans les milieux artistiques, avant de mourir du sida en 1989. Une histoire très new-yorkaise, que Lou Reed n’écrira jamais, hélas.
Ou un collègue :
Le brouillon de PJ Harvey
propos complètement assumé. J’ai toujours trouvé Patti Smith surcôtée et qu’elle devait son succès plus à sa coolitude qu’à son talent. Sans dire que c’est mauvais non plus. Ya ce côté un peu checklist de la veggie hipster. Bref je suis prêt à me faire lapider.
Ou un ami d’Aix :
Et ben moi j’adore et le livre et le disque !
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