Grandes chansons

Continuons un peu dans le trip Black History Month.

Curtis Mayfield est mon soulman préféré. Son sens mélodique, son falsetto, son jeu de guitare tout en finesse, sa bonhomie rigolarde, j’adore. Et puis, il est super classe avec ses habits jaunes, pur seventies…

Avant d’entamer une carrière solo exceptionnelle dans les années 70, il a été membre du trio The Impressions, groupe de soul qui a notamment très influencé la musique jamaïcaine dont un certain Bob Marley.

Les Impressions sont les auteurs d’un immense classique, People Get Ready, à ranger à côté de Strange Fruit ou A Change Is Gonna Come, précédemment évoqués dans ce blog.

Fortement marqué par le gospel, ce morceau peut être à la fois vu au niveau spirituel comme une promesse d’un monde meilleur de nature religieuse (le paradis pour faire court) mais aussi au niveau politique comme une promesse de lendemains meilleurs, en plein mouvement des droits civiques. Le train, mentionné dans le texte, renvoie à l’Underground Railroad, réseau de chemins secrets que les esclaves utilisaient pour fuir vers le Nord durant la période esclavagiste aux Etats-Unis.

Tout ceci est absolument remarquable de classe, ce groove léger, ces harmonies vocales, ce mélange des timbres vocaux.

La chanson fait partie de la liste de la National Recording Registry, où sont recensés les morceaux dont l’importance culturelle, historique et esthétique est reconnue.

Voici la version originale des Impressions.

Celle-ci, peut-être ma préférée, version dénudée, live dans les années 70, quel feeling…

La version d’Aretha Franklin

Et une relecture reggae de Bob Marley.

Par charité, je ne m’étendrai pas (un peu quand même) sur l’affreuse version de Rod Stewart et de Jeff Beck dans les années 80. Typique, selon moi, du naufrage des anciennes gloires sixties et seventies, engluées dans tous les travers de ces années 80 parfois horribles (mais pas toujours, hein). Vautrés dans les clichés eighties, nos camarades livrent une version dégueulasse, rien que le son de la guitare et de la batterie me donnent envie de vomir direct, la guitare bavarde de Jeff, le Rod qui s’égosille. C’est mon blog après tout, j’ai le droit de donner mon avis… Quant au clip, hum, kitchissime… Donc, pour ceux que ça titille, il faudra aller chercher sur Youtube. Non mais.

Par contre, par contre, j’ai des petits chouchous anglais, dans les années 80, qui montrent qu’on pouvait s’en sortir, version a cappella. Les Housemartins, ce groupe fabuleux sur lequel il faudra que je revienne un jour. Bisous, bisous.

7 réflexions sur “Grandes chansons

  1. Ping: Soul man

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