Maison de l’amour

 Lorsque les gens parlent de Leonard Cohen, ils ne mentionnent jamais son sens mélodique. Pour moi, il est à la hauteur de ses textes : du pur génie. Personne, dans la sphère musicale moderne, ne lui arrive à la cheville”.

Bob Dylan

Rendre hommage à Monsieur Cohen.

Si le Canadien est arrivé relativement tard dans le petit cirque de la pop-music, il y a, rien qu’avec ses 3 premiers albums, laissé une oeuvre inaltérable qui, au final, ratisse assez large, plaisant à la fois au grand public et aux initiés, même si son style neurasthénique, sa Suzanne mille fois entendues et ses arpèges de guitare peuvent avoir un petit côté MJC-feux de camp-barbus en pantalon de velours côtelés fumant la pipe agaçants…

M’enfin, ces 3 premiers disques sont une sacrée collection de chefs-d’oeuvre.

Si son écriture et l’ossature de ses chansons n’ont guère varié, ses choix d’arrangements et de production se sont avérés parfois un peu catastrophiques (et aussi ses pochettes de disques…).

Si on veut se faire peur, on peut essayer Jazz Police, sur le pourtant célébré, I’m Your Man, tout l’attirail années 80 est de sortie, synthés cheap, les cousines qui piaillent, vilain.

Même son Hallelujah restera assez méconnu avant que d’autres se chargent de lui offrir un écrin plus adapté, John Cale, Jeff Buckley ou encore Rufus Wainwright.

En 1991, Les Inrockuptibles ont eu la remarquable idée de réunir la fine fleur de la pop indépendante de l’époque (Pixies, R.E.M, Nick Cave, ce genre) pour un album de reprises de Leonard Cohen.

Parmi celles-ci, le superbe Who By Fire par The House Of Love, groupe pop à guitares chéri au tournant des années 90.

L’originale :

“Marianne, le temps où nous sommes si vieux et où nos corps s’effondrent est venu, et je pense que je vais te suivre très bientôt. Sache que je suis si près derrière toi que si tu tends la main, je pense que tu pourras atteindre la mienne. Tu sais que je t’ai toujours aimée pour ta beauté et ta sagesse, je n’ai pas besoin d’en dire plus à ce sujet car tu sais déjà tout cela. Maintenant, je veux seulement te souhaiter un très bon voyage. Adieu, ma vieille amie. Mon amour éternel, nous nous reverrons.”

L. Cohen, lettre d’adieu à Marianne, sa muse, décédée plus tôt dans l’année, inspiratrice de So Long, Marianne

Cohen, futur prix Nobel ?

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