
Brian Eno, artiste révolutionnaire pour de vrai.
Argumentons un peu.
Le gaillard a débuté au sein du groupe de rock arty Roxy Music, en compagnie de Brian Ferry.
Il a rapidement quitté le navire et entamé une carrière solo, plutôt glam rock, alors en vogue à l’époque.
Puis, sans l’inventer (des groupes allemands l’ont sans doute fait avant lui), il a été un des précurseurs mais surtout, un théoricien, d’un nouveau genre de musique : l’ambient.
J’en vois qui rigolent et qui se disent, pfff, théoricien, dans le rock… Ah, on est loin de la giclée de sauvagerie adolescente du Wop bop a loo bop a lop bam boom de Little Richard.
C’est pas faux.
Mais il y a des gens qui ont voulu faire rentrer le rock dans une ère plus artistique et plus, attention, adulte, Eno est de ceux-là.
Donc l’ambient, selon Saint Eno : La musique ambient doit être capable d’accommoder tous les niveaux d’intérêt sans forcer l’auditeur à écouter ; elle doit être discrète et intéressante.
Pour ceux que ça intéresse on peut commencer par ce disque :

Il a aussi entamé une carrière de producteur, il est d’ailleurs presque plus connu pour cela que pour ses propres albums. Il a été derrière les manettes de plusieurs albums d’un groupe irlandais commençant par U et finissant par 2.
Il a travaillé avec Bowie, notamment au moment de la fameuse trilogie berlinoise.
Nous allons aujourd’hui parler de ce qu’il a fait avec les Talking Heads, groupe new-yorkais plus ou moins issu de la même scène que ceux-là.
Certains membres des Talking Heads lui ont un peu reproché son travail de producteur sur le 4e album du groupe, on a dit que c’était plus un album Eno-Byrne (du nom du leader du groupe), tant les idées travaillées ici (collages, sonorités plus exotiques…) trouveront une forme d’aboutissement sur leur véritable album en duo (My Life in the Bush of Ghosts).
Le groupe se séparera d’ailleurs un temps après la sortie du disque.
Comme, pour une raison bien précise, mais qui restera secrète sauf pour une personne, je veux rester un peu dans un registre calme et dépressif, j’ai choisi de faire écouter le dernier morceau de l’album Remain in Light, la chanson The Overload.
On dit que les Talking Heads ont voulu la faire sonner comme du Joy Division mais, est-ce vrai ?, sans avoir jamais écouté Joy Division, juste en se basant sur des critiques décrivant la musique du groupe de Manchester.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est parfaitement réussi, comme on le verra la semaine prochaine. Le journaliste a dû choisir les mots justes…
6 réflexions sur “Calme et dépressif”