
Le truc est connu, après avoir provoqué un séisme chez la jeunesse américaine dans les années 50 et écrit les TABLES DE LA LOI de ce bon vieux rock’n’roll, Elvis part à l’armée, revient, enquille des films à la con et les Beatles arrivent : boum, le bel Elvis devient un has-been.
Fin de l’histoire ? Pas tout à fait.
En 68, la révolution psychédélique passée, les choses changent. Les Beatles et Dylan (guides de la jeunesse occidentale à l’époque), reviennent à des choses plus essentielles, les uns en délaissant les expérimentations lysergiques et l’autre en se cachant pour jouer des trucs très traditionnels dans une cave à Woodstock (bon, en vrai, il le faisait déjà en 67…). On redécouvre les joies de la simplicité, du bois, de l’acoustique etc… On déterre aussi les grands des fifties. Les Beatles compose Lady Madonna, du Elvis pur jus.
Le terrain est propice pour Presley. En 68, beau comme un Dieu, gainé de cuir noir ou dans un costard blanc top classe, il rapplique et vient rappeler quel putain de chanteur il est. Le meilleur ? Oui. C’est son fameux come-back de 68, légendaire.
Suite à ça, il sort en 69 ce qui est pour moi son meilleur album, From Elvis In Memphis. Attention, les Sun Sessions des années 50, je le redis, sont les TABLES DE LA LOI. Mais quand même, From Elvis In Memphis, mince quel album !
Un truc fantastique, des chansons hyper-solides, des arrangements au parfum country-soul du tonnerre, un son majestueux, et par dessus, très au-dessus, tout en haut, LA VOIX.
Pour la chanson de la semaine, j’ai choisi la cerise sur le gâteau, In the Ghetto. Dans ce morceau (qu’Elvis n’a pas composé, il est un interprète, pas un compositeur), il relate le cycle de la pauvreté dans un ghetto de Chicago. On nait, on tourne mal, on se fait shooter. Elvis se fait narrateur des causes sociales (oui M. Valls, ça existe…) qui peuvent conduire à la violence et à la délinquance. Loin de l’image du WASP raciste typique que certains peuvent avoir de lui.
Tempo alangui, batterie légère, chœurs discrets, cordes et cuivres aux aguets. Et…
As the snow flies…
J’avoue , moi qui ne suis pas spécialement fan de ce bonhomme, cette chanson m’a touchée … il a effectivement une voix splendide, c’est touchant … merci !
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