There’s something strangely satisfying about seeing Timothée Chalamet haul his skinny little frame from one set to another, talking about his portrayal of Dylan on screen. First, because it’s a delightful middle finger to the muscular male image pushed by the terrifying Trump-era that’s looming ahead. But more importantly, we’re talking music here—because it might just give a generation the chance to rediscover the Dylan monolith. Especially his best years—Greenwich Village, the transition to electric, all of it… This is about what America has to offer at its finest.
In contrast to the sometimes smooth, flawless standards of our time, Dylan presents a poetic flow that resists interpretation, total freedom, passion, uncontrolled delivery, leaving room for randomness and error… The easy and obvious comparison is Rimbaud, yes, but from the album cover to the elusive literary flashes, that’s definitely part of it. No more, no less.
7 minutes of his mercurial sound.

Il y a quelque chose de finalement assez réjouissant de voir le Thimothée Chalamet trimballer sa petite carcasse maigrichonne de plateaux en plateaux pour parler de son incarnation de Dylan au cinéma. D’abord, parce que ça fait un joli pied nez à l’image masculine musculeuse renvoyée par la terrifiante ère trumpiste qui s’avance mais surtout, on cause musique ici, parce que ça va peut-être permettre à une génération de redécouvrir le monolithe Dylan. A sa meilleure époque qui plus est, Greenwich Village, le passage à l’électricité et tout ça… On parle ici de ce que l’Amérique peut offrir de plus grand.
Aux canons parfois lisses et sans aspérités de notre époque, Dylan oppose le flot poétique qui résiste à l’interprétation, la liberté totale, la fougue, le débit incontrôlé, la place au hasard et à l’erreur… La comparaison facile et évidente, c’est Rimbaud, oui, mais de la pochette aux fulgurances littéraires absconses, il y a de ça. Ni plus ni moins.
7 minutes de son mercurial.
Une réflexion sur “Dylan is Dylan”