La musique d’aujourd’hui blablabla, c’est nul, y’a rien de bien, blablabla… autotune à tous les étages… prout prout prout…
Tsss, tsss, tsss, ce serait juger bien mal.
Il y a une quantité astronomique d’excellente musique de partout, trop même pour pouvoir l’ingurgiter. Si si.
Evidemment, le rock au sens large (probablement comme le jazz depuis les années quoi, 70 ?) n’offre plus vraiment de grands noms incontournables qui redéfinissent le bidule et devant lesquels on peut se prosterner ou des albums qui marquent une génération et définissent à eux seuls une époque (Nevermind de Nirvana, par exemple, quel serait son équivalent pour les années, 2000, 2010, 2020 ?), c’est sans doute un peu dommage mais ça n’empêche pas l’émerveillement.
Et dans ma petite niche folk US, bon sang mais quelle régalade. Bonny Light Horseman a déjà été évoqué dans ces pages, ici et là, à l’occasion de leur deuxième album en 2022.

Le 3e, sorti au début de l’été, contient quelque chose comme une vingtaine de titres, pas la peine d’en chercher des plus faibles. Il n’y en a pas. Enregistré en studio mais aussi dans un pub de Cork (chanceux habitants de Cork !), c’est une collection de chansons, évidentes et pures. A peine pourrait-on tiquer au début sur les voix un peu pointues des deux chanteurs du trio… mais passée cet éventuelle réticence, délice… C’est sorti en 2024, mais c’est tout à fait intemporel.