Exaltée

Bon sang, faut faire gaffe…

En avril, j’attaque La trilogie new-yorkaise de Paul Auster, bim, il meurt deux jours après…

Là, dans une brocante, je trouve un album de Catherine Ribeiro, le 18 août, bim, elle meurt le 23…

Oserais-je signaler à Manset de prendre garde car j’en ai aussi trouvé 2 dans la brocante susmentionnée ?

Bon, honnêtement, je ne savais pas grand-chose de cette dame, sauf qu’elle est tenue en haute estime (Kim Gordon de Sonic Youth, Dominique A… la citent), version francophone plus que crédible des expérimentations californiennes à la même époque et peut-être aussi et surtout de celles d’outre-Rhin.

Un groupe qui s’appelle Alpes, quand on est savoyard, bon, ça nous parle quoi, et puis ils avaient l’allure 100% estampillée seventies. Et ce visage, franc et singulier.

Le truc c’est qu’on est en France. Pays de la poésie. Et qu’elle a lu Rimbaud, Baudelaire et Lautréamont, le truc classique quoi. Et qu’en plus elle avait toutes les raisons (enfance difficile) pour être révoltée à perpétuité. Donc bon, voilà, la musique louvoie entre folk psyché et longs motifs répétitifs, ça pas de problème, c’est plutôt sympathique… et du coup, en parfaite exaltée, elle peut déclamer avec vigueur de longs textes que j’adorerais pouvoir trouver profonds et tout et tout mais qui me laissent de marbre. C’est éreintant. Comme du Ferré. On se dit qu’on manque de sensibilité, qu’on n’y comprend décidément rien, ou alors qu’il faut être né en 1950, avoir fumé des joints dans le Larzac et que tout cela c’est décidément une autre époque.

Bref, on préfère les murmures de Jane Birkin ou Françoise Hardy quoi.

Ici, morceau de 3 minutes mais attention, il y en a de près de 20 minutes comme ça…

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