
Evidemment, Gilberto Gil (comme son acolyte Caetano Veloso) adorait Joao Gilberto et Antonio Carlos Jobim…
Plus jeune (Gil est de 42, Gilberto de 31 et Jobim de 27), il ne pouvait cependant se contenter de s’inscrire tranquillou dans la (récente) tradition de la bossa nova et ce pour deux raisons :
L’instauration d’une dictature militaire en 64 au Brésil qui conduit la nouvelle génération à rentrer en résistance et le vent de folie artistique qui secoue l’Angleterre et les US, avec les Beatles en tête de proue et qui inonde le reste du monde…
Avec l’album Tropicália ou Panis et Circencis comme manifeste (1968), Gil, Veloso et quelques autres inventent le Tropicalisme, c’est-à-dire une version brésilienne du rock occidental (plus dans l’esprit que dans la forme).
68, c’est aussi l’année où Gil sort son 2e album, un de ses plus réputés, accompagné par les très psychédéliques Os Mutantes.
Dès 69, Gil comme Veloso connaitront la prison puis l’exil… On connait des engagements politiques moins risqués…
Ici, Procissão, guitare rock, percus brésiliennes pour un morceau très enlevé…
3 réflexions sur “Bossa nova, dictature, Beatles, tropicalisme, prison, exil…”