Cosmic American Music

Neal Casal s’est suicidé en 2019, à l’âge de 50 ans.

Une des chansons de son album Basement Dreams (98) commençait par ses mots :

Today someone died, and I’m sorry to say, by suicide…

Basement Dreams… Le titre, déjà, nous renvoie aux fameuses Basement Tapes, quand Dylan revisitait les racines de la musique américaine dans la cave avec The Band. Il y a de ça. On pense aussi aux Stones d’Exile On Main Street, autre disque nourrit aux mêmes sources sous l’influence de Gram Parsons… Gram Parsons, c’est à lui aussi qu’on pense, à sa grande idée de Cosmic American Music… Il y a du Gram dans la voix de Casal et les quelques morceaux en duo nous rappellent les grandes heures avec Emmylou Harris.

Il y a de la country, du folk, du blues et une tristesse insondable qui parcourent ce disque, véritable trésor caché des années 90. Comme les albums précédemment cités, outre les influences similaires, c’est aussi un disque avec beaucoup de titres, des choses parfois juste esquissées. La grosse différence c’est que Casal est presque seul, il fait tout cela à la maison…

Guitariste demandé (Beachwood Sparks, Ryan Adams, Jayhawks, Fruit Bats, le leader des Black Crowes), c’est quand il se la joue tranquille qu’il touche droit au coeur…

Basement Dreams, une collection de chansons dans laquelle on se plait à se perdre, comme dans Exile…, le double blanc, Sandinista, The Basement Tapes et quelques autres…

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