Le mec de Le groupe

Qu’est-ce que je glandais le 9 août ?

Probablement en plein pélerinage muratien en terres d’Auvergne…

Pourtant Robbie Robertson du Band cassait sa pipe et rien… pas un mot…

Robbie est le guitariste solo et le principal compositeur de ce groupe mythique.

Ah bon ? Et pourquoi mythique ?

Car c’est le groupe qui accompagnait Dylan dans son passage à l’électricité, ce qui a défrisé les puristes et lui valut d’être traité de Judas lors d’un fameux concert à Manchester (on l’entend à la fin de Ballad of a Thin Man sur le live au titre trompeur The Royal Albert Hall Concert).

C’est aussi le groupe qui a conduit Dylan, toujours lui, à revenir à une musique plus terrienne en 67 (Basement Tapes, sorti en 75 mais enregistré en 67, John Wesley Harding)… et du coup presque tout le monde a suivi (Beatles, Byrds, Stones en tête) et ce fut les derniers feux du psychédélisme… au moins pour un temps…

Les deux premiers albums du Band sont deux classiques qui relient des choses a priori contradictoires, un certain conservatisme (le Sud, l’héritage des musiques ancestrales…) et le mouvement contestataire lié à la contre-culture…

Ainsi, sur ce titre, The Night They Drove Old Dixie Down, le groupe narre à la première personne du singulier les malheurs d’un pauvre mec blanc du Sud à la fin de la guerre civile (Guerre de Sécession). Mieux, sur cette version live de 72, c’est Allen Toussaint qui signe les arrangements de cuivres…

Qu’un Noir de La Nouvelle-Orléans signe les arrangements d’une chanson qui évoque la détresse du Sud esclavagiste chantée par un groupe de blancs-becs est sans doute un truc à faire cauchemarder les nouveaux ayatollahs pseudo-progressistes de notre époque. Bref, en attendant le couperet on peut toujours s’enfiler ça en douce…

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