
La musique de Jean-Louis, c’est celle des matins gris et froids d’hiver ou des journées de printemps inondées de soleil, c’est celle des cuisines silencieuses de l’aube, celle des mains rêches d’un paysan, d’un vent chaud qui se joue des atours d’une femme, c’est celle qui musarde sous la canopée, les mille secrets qui échappent à notre vue, une forêt qu’il faudrait fouler toute une vie, en scruter les mousses et les lichens, les replis d’un tronc, un arbre creux, une pierre tapie sous les feuilles, c’est celle des étreintes amoureuses comme autant d’échappées belles, c’est celle d’un sommet qui se dévoile sous la brume montante, c’est celle d’une pierre chaude et du bourdonnement des torrents, c’est celle du gel sur un chardon et d’amours murmurées, c’est enfin surtout celle fidèle et régulière qui peut accompagner une vie d’homme et ce soir, anéantir un coeur.

3 réflexions sur “Le chant du monde et de l’intime”