Ryuichi Sakamoto vient de mourir (28 mars) et avec lui s’éteint un des pionniers de la musique électronique. Pas un pionnier lointain venu de la musique savante comme on a pu le voir avec Varèse mais, à l’instar de Kraftwerk, un homme qui a dès les années 70, avec son groupe Yellow Magic Orchestra, intégré la musique électronique à la musique pop. Une influence majeure sur les groupes de synth pop des années 80.

Sa discographie est immense (il venait de sortir un nouvel album en janvier, très beau parait-il) et cet admirateur de Debussy aura touché des genres musicaux allant de la musique de films (Le Dernier Empereur, The Revenant…) à la musique expérimentale en passant par la world music et la musique classique.
Un continent (un de plus) à défricher.
Pour les cinéphiles, on pourrait commencer par le voir jouer aux côtés de Bowie dans Furyo (titre anglais Merry Christmas, Mr. Lawrence), film dont il a aussi écrit la musique.

Ecoutons ici un titre du 2e album de Yellow Magic Orchestra, Solid State Survivor.
Alors, voilà, je vais tricher un peu, au début j’avais pensé écrire tout cela mais j’ai changé d’avis au dernier moment… :
Behind the Mask peut rappeler des groupes comme Air, avec la voix passée au vocoder. La chanson fut à l’origine composée pour la pub d’une montre Seiko (ça ne s’invente pas) puis remaniée en incluant une partie chantée.
Pour mesurer l’influence du bonhomme, notons quand même que Michael Jackson lui-même en a fait une version, version qui n’a finalement pas été intégrée à l’album Thriller (pour des histoires de droits semble-t-il…). Pour la petite histoire elle a été aussi reprise, à la sauce Jackson, par Clapton (exemple terrible de la perte totale de direction artistique des musiciens des sixties dans les années 80) ou encore Human League (groupe de synth pop s’il en est !). Je ne pousserai pas la vice jusqu’à mettre toutes ces versions. Les originales et celle de Jackson suffiront. Car, vous le savez, la pop synthétique, ce n’est pas ma grande passion.
Version pub de 78
Version album
Et Michael
Et puis en fait, non, la chanson du jour ce sera finalement ce lent Castalia, toujours sur le 2e album, toujours écrit pas Sakamoto mais sans doute plus révélateur des choses à venir et puis j’aime vraiment mieux le côté ambient…
Une réflexion sur “坂本 龍一”