Bon, alors là c’est pas la même.
En 93, année de mes 20 ans, je suis au taquet sur l’actu musicale avec cependant un pouvoir d’achat faible (étudiant !) et évidemment pas d’internet…
J’ai Les Inrockuptibles sous le bras, quelques NME, un prof d’anglais comme guide, un continent s’est ouvert, celui du rock dit « indépendant ». La radio FM, c’est bien fini (certains tubes étaient encore plus affreux que ceux des années 80, 2 Unlimited, Haddaway…, l’eurodance… horrible). Bernard Lenoir sur France Inter, voilà le truc.
La liste des albums que j’ai adorés, la voici :
Le premier Auteurs (on en a parlé plusieurs fois), chéri pour toujours
Giant Steps des Boo Radleys (déjà écouté un extrait d’un autre album), écouté des dizaines de fois…
Le premier Grant Lee Buffalo, love love, merci Michael Stipe
Come on Feel the Lemonheads (déjà écouté un extrait d’un autre album), moins bon que It’s a Shame About Ray, mais quand même…
Liberation de Divine Comedy (déjà écouté des extraits d’autres albums), écouté des dizaines de fois…
I’ve Seen Everything de Trash Can Sinatras (écouté récemment), beauté…
Vénus de Murat (déjà écouté un extrait d’un autre album), première excursion chez l’Auvergnat
La tour de Pise de Jean-François Coen (écouté il y a longtemps), le clip sur M6 !
Laid de James, tourne tourne tourne dans la platine…
Le premier Suede (écouté assez récemment) !
So Tonight That I Might See de Mazzy Star (on en a parlé plusieurs fois), Hope Sandoval…
Et dans une moindre mesure mais pas mal quand même :
Le premier Tindersticks (déjà écouté un extrait d’un autre album il y a longtemps)
In Utero de Nirvana (ben oui !)
Bon, j’ai pas les disques sous les yeux mais je pense que j’ai fait le tour…
Ca fait environ un album par mois hein…
Depuis, le pouvoir d’achat s’est étoffé et j’ai notamment pu me rattraper sur certaines choses. Le rap américain, alors totalement passionnant (mais bon, j’avais vaguement essayé et, non, pas encore prêt à mettre mes maigres deniers là-dedans), derniers feux de l’âge d’or et prise de pouvoir du Wu-Tang Clan et du gangsta rap, quelques autres trucs américains sur lesquels j’avais fait l’impasse (le premier du chanteur des Pixies, Liz Phair, Belly, Walkabouts, Sugar, Reverend Horton Heat…) et quelques figures australiennes (Crowded House ou The Apartments…) ou des classiques anglais comme Blur, Slowdive etc… Il y avait aussi 2, 3 singles sympas qui surnagaient sur M6 (on pouvait voir des trucs potables entre Jordie et Boyz II Men). Les Breeders par exemple !
Donc, tout ça pour dire quoi ?
Que je vais faire un petit panachage de choses adorées à l’époque (en privilégiant les trucs non encore abordés dans le blog) et des disques achetés ultérieurement… On aura ainsi une vision moins intégriste de l’indie pop.
En parlant d’indie pop, commençons par les Boo Radleys et Liverpool…

Ca attaque comme un truc de dub, puis vers 1 minutes 10, trompette, guitare saturée, puis chant, guitare acoustique, mélodie imparable, choeurs pa pa pa pa, 7e ciel de la pop anglaise, direct. On met Lee Perry, Love, les Beatles et My Bloody Valentine et on secoue bien fort.
Un morceau à l’image de l’album, du boucan, du calme, du boucan, des mélodies en veux-tu en voilà, foutraque, fourmillant d’idées.
Il fallait du culot pour nommer son disque comme un de ceux de Coltrane. Du culot, à l’époque, les Boos en avaient à revendre, ils pensaient sérieusement être le meilleur groupe du monde, et nous avec.
Clairement un groupe chéri de mes années 90.
Une réflexion sur “10 titres de 1993 1/10”