Ben oui quoi.

Les Yardbirds furent un groupe de rhythm ‘n’ blues britannique, comme les Rolling Stones, les Animals, les Who etc…
Ils connurent deux gros succès dans les années 60, For Your Love et Shapes of Things. Cependant, l’histoire du rock se souvient d’eux surtout car Eric Clapton, puis Jeff Beck et enfin Jimmy Page (futur Led Zeppelin) passèrent dans leurs rangs. Jeff Beck et Jimmy Page jouèrent même ensemble. Trois noms parmi les plus vénérés des guitaristes de rock anglais.
Les Yardbirds ont aussi fait une apparition dans le classique Blow Up du réalisateur italien Michelangelo Antonioni (celui où joue une jeune Jane Birkin 😍). On verra ça ci-dessous.
Jeff Beck formera ensuite le Jeff Beck Group (deux albums avec Rod Stewart au chant, le premier pave la voie au futur Led Zeppelin) puis s’en ira au gré de son inspiration vers le jazz rock (Blow by Blow…), sa présence se fera ensuite plus épisodique…
Aujourd’hui reconnu comme un des plus influents guitaristes et comme un technicien hors pair, Beck n’avait jusqu’à maintenant jamais été mis en avant dans ces pages. Et ce pour quatre raisons que je vais exposer ci-dessous.
Première raison : le rhythm’n’blues anglais du début des sixties (John Mayall par exemple), c’est moins ma tasse de thé que, disons, les pop songs des Kinks.
Deuxième raison : les débuts du heavy metal, soit en quelque sorte, le rhytm’n’blues cité ci-dessus joué de manière plus lourde et aggressive, c’est moins ma tasse de thé que, disons, la pop orchestrale de Left Banke.
Troisième raison : les soli de guitare bluesy, c’est moins ma tasse de thé que, disons, les arpèges des Byrds.
Quatrième raison : le jazz rock est un genre qui d’emblée me donne envie de prendre mes jambes à mon cou. C’est moins ma tasse de thé que, disons, le punk rock du Clash.
Donc, voici d’abord un extrait du premier album du Jeff Beck Group (avec Rod Stewart au chant). Pour voir d’où vient Led Zeppelin. 1968.
Et donc l’extrait de Blow Up (1966). Le guitariste qui a des problèmes de son et qui casse sa guitare c’est Jeff Beck. Le beau brun guitariste qui sourit et continue de jouer c’est Jimmy Page, futur Led Zeppelin. Londres, les années 60. Tout une époque.
Il faudrait quand même sérieusement se pencher sur Blow by Blow, ceci dit.
6 réflexions sur “Et Jeff Beck alors ?”