Michael Head 2/11 une question de production

Evidemment, la pop bacharachienne à l’époque de Frankie Goes to Hollywood, bof, ça marche pas de masses…

Le groupe flanche, on tente de redresser la barre. Au boulot sur un 2e album, avec Ian Broudie aux commandes. Le disque sort en 85 et… flop total. Les chansons sont pourtant superbes, plus rock que sur Pacific Street. Il existe deux versions, celle sortie en vinyle en 85 et donc produite par Broudie et une autre sortie en CD en 89 par Virgin avec un autre producteur aux manettes (et qui tente de mettre un peu au goût du jour les morceaux… bon… flop quand même…).

Il y a sur ce disque une flèche pop qui me transperce et dont j’adore les deux versions.

La première est parfaite, sobre, directe… mais, mais, mais… sur la 2e, la voix de Michael Head est encore plus bouleversante et empreinte d’un plaisir de chanter évident… On a pris un bon gros synthé, on sent qu’on a boosté la batterie mais ça passe bien (même peut-être mieux que la batterie un peu trop saccadée sur le refrain de la 1ere version)… ce qui est disqualifiant, par contre, c’est ce stupide pont où on a invité une chanteuse qui en fait des caisses, vilain furoncle sur un morceau sinon intouchable. Quand les stop se répètent à la fin et que la chanson commence à s’arrêter petit à petit (et là encore, c’est mieux fait dans la 2e version), j’ai comme un frétillement mental qui se manifeste par la chair de poule et le sourire aux lèvres.

La version produite par Broudie

Et celle avec des produits dopants, la voix, bon sang, la voix… Michael Head, ce héros.

La maison de disque les lâche, le bassiste meurt un peu plus tard… Head fonde un nouveau groupe, Shack.

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