Vite vite

Bon sang, il est 7h45, je suis en retard, je suis en retard, le réveil n’a pas sonné, je dois être au boulot dans 45 minutes. Rapide appréciation de la situation, ne pas manger, prendre un truc dans une boulangerie en passant, boire un coup rapide, renoncer à se laver ?, non ! rassembler ses affaires, vite, vite… Allez, on fonce…

C’est Françoise Hardy qui dans une interview mentionnait Focus de Stan Getz comme étant un de ses disques de chevet. Intéressant…

A la croisée du jazz et de la musique, disons classique, Focus est tout simplement le disque dont Getz était le plus fier, sachant le niveau du reste, on sait que ça va être du sérieux.

Il commande une suite à Eddie Sauter, arrangeur et compositeur de l’époque du swing, celui-ci s’exécute en laissant de l’espace pour la ligne mélodique principale du saxophoniste… qui n’a plus qu’à improviser…

Ici, le morceau d’ouverture I’m Late, I’m Late, au rythme trépidant et saccadé… parfait pour se mettre en route rapidement en cas de réveil tardif. Nous sommes en 1961.

Notons au passage l’hommage appuyé de Sauter au compositeur hongrois (et supporter de Sauter à ses débuts) Béla Bartók, les premières mesures des deux morceaux se ressemblant beaucoup. Ca tombe bien, j’ai aussi ce disque sur mes étagères, l’allegro de Musique pour cordes, percussion et célesta (1936-1937 et ici un enregistrement de 1958) :

Et comme si tout cela ne suffisait pas, on notera que l’adagio de ce Musique pour cordes… est utilisé par Kubrick dans Shining. On regarde ? Mais oui !

Come play with us Danny, forever and ever…

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