Petites frappes

Les compils de la maison de disque britannique de reggae Trojan, c’est quand même du bonheur. Si le reggae vous évoque des mecs enfumés à la voix pâteuse et aux cheveux sales qui disent yeah man en parlant d’une religion dont vous n’avez rien à caquer (le rastafarisme) ou pire des Grenoblois en sarouel qui chantent tout le bonheur du monde, c’est une bonne antidote. Les groupes présents sur ces compils fument sans doute des pétards mais portent plus souvent les cheveux courts et ne parlent pas de Jah et tout le bordel. En fait, ils ressemblent à des groupes de soul américains, d’ailleurs une de leurs influences majeures est le groupe de Curtis Mayfield, The Impressions, du tout bon donc.

La preuve en images avec The Ethiopians, The Pioneers et The Impressions, le tout mélangé, bien malin celui qui trouvera l’intrus américain…

Bon, bref, ce qui nous intéresse aujourd’hui ce sont deux filles qui n’auront finalement réussi qu’un seul tube. Il s’agit d’une plongée dans la classe populaire jamaïcaine et la façon dont ses représentants viennent frimer en ville certains soirs. Et c’est bien suffisant. Pas besoin de prêchi-prêcha. Mais attention, Wikipedia nous apprend plein de choses sur ce morceau, d’abord donc, les filles (17 et 18 ans !), en 77.

Le titre trouve sa source (écoutez le rythme) dans ce morceau de 1967, sainte année.

Qui a été repopularisé en 77…, ici…

Mais également, sous une forme un peu différente, ici, toujours en 77… On notera au passage l’influence (confirmée et documentée) des DJs et toasters jamaïcains sur le rap naissant à New York au même moment… par l’intermédiaire d’immigrés… jamaïcains justement… Car que fait ici le mec si ce n’est quasi parler sur une version instrumentale et passablement remixée d’un morceau existant ?

Voilà, je crois qu’on a fait le tour…

Sinon, sur les photos des groupes en haut, l’ordre est The Ethiopians, The Impressions et The Pioneers.

Laisser un commentaire