Entre zone de confort musical et volonté d’en sortir un peu, entre solides fidélités et nouveautés, voici, extirpés de l’océan discographique de l’an de grâce 2021, les disques qui sont venus rejoindre cette année quelques milliers d’autres sur mes étagères…
Depuis le cours de rattrapage proposé par la gargantuesque compilation de 2017 Luke Haines Is Alive and Well and Living in Buenos Aires (Heavy, Frenz – the Solo Anthology 2001–2017), et la (re)découverte de nombreuses pépites, il convient de renouer avec attention avec l’ami Luke Haines (on le rappelle, leader de The Auteurs, Baader Meinhof et Black Box Recorder). Cette année, la collection de chansons de Setting the Dogs on the Post Punk Postman n’est pas à la hauteur de certains sommets de sa discographie mais il s’amuse toujours entre comptines acoustiques et coups de nerfs plus électriques. Ici, Luke Haines balance la sauce pour réclamer à être enterré entre les jambes et entre les seins de sa douce, et surtout pas dans un terrain vague sur lequel des gamins issus de logements sociaux viendraient hurler ou encore bouffé par les vers dans un vieux cimetière. Fielleux, pour toujours. Et quand même aussi un peu difficile à suivre… Guitare incisive, voix crâneuse et nasale.