
Au début des années 70, des mecs ont une idée géniale : enregistrer les chants des Indiens de Mardi Gras accompagnés par la fine fleur des musiciens funk de la ville. Cool !
Alors, il faut rendre à César ce qui est à César, les premiers à l’avoir fait sont les Wild Magnolias, en 1974, l’album est très recommandable. Mais ici je voudrais parler du truc ultime.
En 76, la tribu des Wild Tchoupitoulas enregistre avec les Meters, sous la houlette de Toussaint. Ah, ah, ça ne rigole plus du tout.
Bonheur absolu, certains n’hésitent pas à aller jusqu’à dire qu’il s’agit de l’acmé des Meters.
Donc peu ou prou, les gars chantent leurs trucs traditionnels (langage étrange de rigueur) avec leur base de percus habituelle et les Meters viennent y ajouter leur funk qui claque sans clinquant clinique. Classe.
Parfois, ce sont des compos des Meters sur lesquelles les Indiens chantent.
Ici, la pierre angulaire de l’édifice :
Le côté répétitif, le langage bizarre (cooty fayo, jok-o-mo), les signes de résistance (We won’t bow down), les références aux rôles de chacun (Big Chief, Spy Boy…) et un petit final funky.
Assister à une répétition des Indiens dans un bar à l’angle de Second & Dryades et les entendre chanter ce morceau, c’est quelque chose…