Il y a 40 ans, John Lennon…

Il y a 40 ans aujourd’hui, un fan détraqué assassinait John Lennon au pied de son immeuble à New York (le Dakota Building, oui, oui, celui de Rosemary’s Baby) alors que celui-ci rentrait tardivement d’une séance d’enregistrement… Quelques heures auparavant, Lennon signait un autographe à son futur meurtrier sur un exemplaire de l’album Double Fantasy, sorti en novembre 80, disque du retour après un exil domestique de 5 années… consacrées à faire du pain et à élever le petit Sean.

Une génération entière se prend la nouvelle en pleine poire, voyant ici disparaître une figure qui incarnait, avec quelques autres, les espoirs, les rêves mais aussi les impasses et les excès des années 60/70…

En parlant d’idéaux des années 60… rembobinons 50 ans en arrière…

En 70, Lennon sortait son premier véritable album solo, nu et intime… Son meilleur disque.

Sur une des chansons, God, il clouait le cercueil des utopies des années 60 (utopies déjà bien entamées par les meurtres de la bande à Charles Manson et celui d’un jeune spectateur noir au concert des Stones à Altamont)…

Il s’y fait d’abord philosophe, Dieu est un concept par lequel nous mesurons notre douleur (pas mal), puis il énumère les leaders et/ou concepts et/ou idéologies auxquels il ne croit plus (en vrac, le yoga, Bob Dylan, Elvis, Bouddha, Jésus… pour finir par… les Beatles…). La chanson se poursuit par quelques références à son couple (Yoko évidemment) et à son passé de Beatle puis se termine par un déchirant The dream is over

Cher monsieur John Lennon, merci d’avoir illuminé ma vie.