C’ÉTAIT MIEUX AVANT (EN TOUT CAS EN 1967), LA PREUVE PAR 100 : 18/100

Non, mais quel guignol alors… Je sais même pas compter… Pour le 500eme article, j’avais prévu le gros gros morceau, style un des plus grands morceaux de la pop, rien de moins… Sauf que bon, le 500eme c’était celui d’hier… Donc, le grand jeu ce sera pour le 501eme. Pffff….

En 67, les Beach Boys sont cramés, finis, terminés… ou presque… Brian Wilson fait dodo, le cerveau disjoncté par le LSD.

Mais d’abord, évacuons un malentendu : les grands et réels rivaux des Beatles ? Les Rolling Stones ? Non, niet, pas du tout. Ce sont les Beach Boys.

Voilà ce que dit la légende.

Ok, on y va : Brian Wilson est d’abord traumatisé par le son de Phil Spector, estomaqué par l’écoute du Be My Baby des Ronettes, il se met une pression de dingue pour surpasser Spector. Mais, très vite, il tombe sur I Want To Hold Your Hand, un truc qui arrive d’Angleterre. Verdict : la chanson est simple, accrocheuse et il y a quelques chose. Lennon-McCartney, c’est à eux qu’il convient de se mesurer. En 65, les 4 de Liverpool sortent Rubber Soul, le Brian en est tout tourneboulé… Il veut faire mieux, il pond Pet Sounds… Chef-d’oeuvre de la pop, évidemment. Mais bon, quelques mois plus tard, les Anglais remettent le couvert avec Revolver, ouch, ça fait mal. Brian s’attelle à son grand projet, il veut mettre la barre plus haut… Il se lance dans son monument, d’abord la chanson Good Vibrations et son grand projet d’album, Smile… mais la suite est plus compliquée, Brian devient fou, tout simplement… Les Beatles sont déjà ailleurs, ils bossent sur Sgt. Pepper

Pour finir, la légende dit que Paul rendit visite à Brian et lui joua She’s Leaving Home, décidément on en parle de cette chanson, et là, Brian jette l’éponge. Terminé. Sur les ruines du projet Smile, sort en 67 l’album bancal Smiley Smile sur lequel figure, donc, Good Vibrations, sorti en single en 66. Allez, faut pas chipoter, même accouchée dans la douleur, une des plus grandes chansons de l’histoire de la musique pop. Et pour le plaisir, cet extrait du biopic Love & Mercy ou comment le fameux « génie » des Beach Boys agence avec minutie tout ce qu’il entend dans dans sa tête… tout à fait aimable…

Version mono (66)

Version sortie sur The Smile Sessions, compilation de 2011

Version stéréo (2012)

Love & Mercy