
C’est toujours assez étrange de constater que des représentants pourtant assez éloignés des canons du rock ou de la pop arrivent à rencontrer un public a priori peu intéresser par, par exemple, les joueurs de flûtes marocains, le sitar, la vielle à roue, la musique répétitive et minimaliste, j’en passe… Il faut parfois l’intérêt d’une personnalité telle que George Harrison, au hasard, pour qu’une audience large se mette à planer au son de Ravi Shankar ou des collaborations entre une star de la britpop et des musiciens aveugles du Mali pour que des popeux britanniques se mettent à danser au son de la musique de Bamako ou encore des influences revendiquées (Television avec Coltrane, autre exemple au hasard) pour que des jeunes gens se plongent dans les circonvolutions d’un grand saxophoniste du jazz…
Dead Can Dance fait un peu partie de ces mystères-là… Un peu, car outre le chant grégorien, il y a tout de même dans leur musique des éléments qui viennent du folk anglais ou de la musique planante allemande… Arrivé d’Australie, le groupe composé principalement de Brendan Perry et de Lisa Gerrard, s’installe à Londres au début des années 80, signe chez 4AD et trouve avec Cocteau Twins des frères de son évidents.
Nous sommes ici en 1988, pochette signée Vaughan Oliver, of course… Après ça, la prochaine étape c’est Tangerine Dream ou le mystère des voix bulgares ou carrément Guillaume de Machaut, ah ah.
Une réflexion sur “ON A DÉJÀ DIT QUE LES ANNÉES 80 ÉTAIENT FINALEMENT FORMIDABLES, NON ? 3/10”