Les années 90 n’étaient pas mal non plus 6/10, Exile féminin ?


Jamais complètement pigé le concept de cet album, autant l’avouer. Une réponse féminine au Exile On Main Street des Stones, un manifeste féministe balancé dans la tronche du tandem Jagger/Richards ? On parle d’une réponse titre par titre, ce qui est possible puisqu’il y a 18 chansons sur chacun d’eux…

Toujours est-il que la dame avait la langue (très) bien pendue et qu’elle ne prenait pas de chemins détournés pour parler de choses, disons, très intimes. Un exemple ? I’ll fuck you ’til your dick is blue, ce genre…

Est-ce que ça sonne comme Exile ? Allons bon, soyons sérieux, rien ne sonne comme Exile et probablement rien ne sonnera jamais plus comme ce putain de disque qui transpire le rock’n’roll par tous ses sillons, gorgés de soul, blues, gospel, héroïne, whiskey, cigarettes… Tous les Black Crowes et Primal Scream de la terre voudraient tellement, tellement, nous refaire le coup… Mais non, pas possible. Exile On Main Street est un miracle. Et un miracle ça ne se reproduit pas. Même si, allez, j’me mouille un petit peu, il y a dans le Howl de Black Rebel Motorcycle Club quelque chose de l’esprit Exile qui rode…

Bon, et cet Exile In Guyville alors ? On est clairement plus du côté d’un pendant américain de PJ Harvey (cette version finale du brouillon Patti Smith, CQFD), mêmes guitares rêches et même intimité exposée en place publique…

On est en 1993, ici Mesmerizing avec cet enchainement d’accords… finalement très… stoniens !

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