
Justine Frischmann (deuxième à partir de la gauche), c’est le gros gros fantasme de la pop britannique de ces années 90. Fondatrice de Suede et accessoirement petite amie de Brettounet, elle file ensuite dans les bras du (très) beau Damon de Blur avec lequel elle restera pendant les heures de gloire du groupe avant de se faire la malle vers quoi, 1998 ?
Mais fi des potins amoureux…
En 1995, Justine est accompagnée de deux autres filles et d’un gars, tout ce beau monde balance un album bourré de pop songs concises et hyper accrocheuses sous le nom d’Elastica.
Bon, ok, les riffs sont pompés à droite à gauche (Wire, Stranglers…) et les modèles évidents (Blondie, Pretenders…), mais enfin, que serait le rock’n’roll sans recyclage et plagiat ? Pas grand-chose.
Alors que reste-t-il de tout cela ? Un disque autrement excitant que les balourdises mono-sourcils des frangins Gallagher par exemple…
Non, en vrai Oasis sait écrire des hymnes, pas de problème, mais le remplissage autour de ces hymnes… pffff, c’est comme devoir s’enfiler une truelle de mortier après avoir mangé une pièce montée…
S’il fallait d’ailleurs lui trouver un grand frère à cet album d’Elastica, pourquoi pas le premier Supergrass ? Même sens de l’urgence, même évidence pop.
Aujourd’hui, Damon joue des putains de tambours du Burundi (dixit Liam), Brett vit sur ses acquis… Et Justine ?
Elle est devenue peintre, habite Boulder dans le Colorado, où, selon sa fiche Wikipedia, elle étudie l’art dans une fac d’inspiration bouddhiste. Ah, ah, comme tout ceci est clichetonneux. Nul doute que durant le confinement elle a dû perfectionner ses salutations au soleil et poster ses pains au levain sur Instagram… Le reste du temps ? Elle doit bosser sur son Mac dans des coffee houses en sirotant un iced latte…
Ah, et son mari est climatologue… Certainement pas sceptique…
Bon, bref… Ici, une chanson sur laquelle le groupe lève un peu le pied, guitares superbes, angulaires, comme on dit.
Sur des images de Trainspotting… tout une époque… la mienne. On fait c’qu’on peut. En y r’pensant vite fait, on s’dit qu’c’était pas mal quand même. Juste avant on avait eu Nirvana et puis Pulp Fiction. Ca tient la route, non ?