Les années 80 sont finalement formidables 75/100, tomber amoureux

Comment on tombe amoureux d’un groupe ?

Il faut une période : le sortir de l’adolescence, quand tout se télescope dans le ciboulot, les premiers émois musicaux sérieux, la découverte du rock dit indépendant, un continent qui s’ouvre… 91/92, au hasard…

Il faut un médium : un magazine, une émission de radio, un professeur d’anglais. Ca tombe bien, il y a Les Inrockuptibles version mensuel, Bernard Lenoir sur France Inter et un prof d’anglais qui refourgue le New Musical Express pour bosser l’anglais…

Il faut un lieu : chez le prof d’anglais en question, tiens, c’est pas mal, entouré de 5000 vinyles et de 500 cd (on est seulement en 91, hein).

Il faut un moment précis : Celui où le prof en question sait que tu aimes les années 60, les groupes qui viennent de Liverpool, les trompettes de Love, Burt Bacharach, les pochettes des Smiths et leur romantisme malade… et alors, lentement, de la muraille de vinyles, il extrait ce disque… tu sens que là, c’est du sérieux… il te montre la pochette… Pacific Street par The Pale Fountains que ça dit… 1984… Cette pochette, ce nom, imprimés dans la mémoire, direct.

Ca commence tout doux puis au bout de 50 secondes c’est l’émerveillement mélodique… La pop britannique au sommet, une fois de plus… Michael Head, ce héros.


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