
Uppercut dans ta face. T’as beau être raisonnable, savourer la poésie de Leonard Cohen, pleurnicher en écoutant les arpèges de Nick Drake et avoir un plaisir quasi coupable à siroter les harmonies vocales de Paul Simon et Art Garfunkel… Ce titre est un uppercut dans ta face. Maitre étalon d’un certain gangsta rap (avant qu’il ne devienne plus lent et méchamment funky sous la houlette de Dr. Dre déjà présent ici), cet album est une grosse baffe venant de Compton, sympathique bourgade attenante à Los Angeles…
On est en 88, la côte ouest frappe très fort. C’est violent, malsain, mal poli, en prise directe avec la rue. Les différents membres passent l’un après l’autre derrière le micro et ça déménage sévère.
Une réflexion sur “Les années 80 sont finalement formidables 66/100, the strength of street knowledge…”