
La première écoute de Joy Division ? Rejet total.
Comment peut-on aimer ça ? Ces rythmes concassés, cette voix lugubre, ces guitares stridentes, ces bruits d’ascenseur qui se ferme…
Je ne suis pourtant pas passer des Beach Boys à Joy Division, comme ça, d’un coup d’un seul (non, ça aurait été trop violent, tu mets California Girls et puis Atrocity Exhibition, c’est un coup à y rester), j’avais suivi un parcours un peu logique, le Velvet Underground de Sister Ray par exemple, un bon quart d’heure de boucan (que je mettais même en mode repeat sur la platine) ou le Bowie de Low ou Heroes… Mais bon, je ne sais pas, il aurait fallu fréquenter les Allemands de Neu! ou Can un peu plus… Bref, ça a été le choc.
Et pourtant.
Un des groupes les plus singuliers de la petite histoire du rock avec comme cerise sur le gâteau le destin tragique de Ian Curtis, chanteur tourmenté qui se pend chez lui (banlieue de Manchester) à l’âge de 23 ans après avoir regardé un film de Werner Herzog et mis sur sa platine The Idiot d’Iggy Pop. Enfin, c’est ce que dit la légende…
Le film Control est plus que recommandé pour se plonger dans la musique de Joy Division.
Comme on ne se refait pas, un extrait plutôt doux du deuxième et dernier album (1980). Les années 80 s’ouvraient et c’était pas la franche rigolade…
3 réflexions sur “Les années 80 sont finalement formidables 52/100, âme sombre…”