Les années 80 sont finalement formidables 38/100, néo-psychédélisme…


Paisley Underground, que de promesses cachées derrière ce nom… Le Paisley Underground, j’en avais déjà parlé ailleurs, voilà de quoi il s’agit :

En 82, à l’heure du synthé triomphant, une flopée de groupes californiens résiste, le regard tourné vers les sixties, plus précisément vers les Byrds, le Velvet Underground et dans une moindre mesure, Big Star (oui, je sais, ça c’est les années 70), dont j’ai déjà vanté les mérites ici. A cela, ils ajoutent une petite touche héritée du mouvement punk : un état d’esprit, une manière de se débrouiller tout seul, une absence d’inhibitions, une certaine fougue…

Ainsi, The Three O’ Clock, Rain Parade, Green On Red, The Bangles, The Long Ryders, Dream Syndicate et quelques autres, aux styles et aux destins très variés (il y a quand même un monde entre la pop survitaminée des Bangles et l’Amérique glauque des chansons de Green On Red), dessinent les contours de ce qu’on regroupe sous l’étiquette Paisley Underground. Leurs points communs : amour des sixties, des mélodies,  des guitares, du psychédélisme (c’est à dire la musique inspirée, voire créée, sous l’emprise de LSD), l’époque (début et milieu des années 80) et le lieu (la Californie, plus précisément Los Angeles).

Les seules à avoir réellement touché le grand public sont les Bangles, Prince leur a d’ailleurs écrit une chanson (Manic Monday, il a sûrement couché avec une des musiciennes par la même occasion…) et a sorti un album des Three O’ Clock sur son label. Il a aussi réalisé un disque néo-psychédélique sous haute influence Beatles (et sous haute influence Paisley Undergound), Around The World In A Day, où figure une chanson nommée Paisley Park.

Car on le rappelle, en 85, l’auteur de Purple Rain crée son propre label, Paisley Park Records, possède un complexe d’enregistrement baptisé Paisley Park Studios

Bref, Paisley forever et il en sera question plus d’une fois dans cette série consacrée aux années 80.

Ici, Rain Parade en 83, groupe du futur Mazzy Star, Dave Roback, vous reprendrez bien une dose de psychédélisme ? Oui, oui, oui ! Surtout quand on sent poindre l’influence du Rain des Beatles

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