
C’est un bonheur de groupe, les deux albums et les quelques singles des Housemartins sont bourrés de pop songs enlevées, simples, enjouées, hyper mélodieuses et… sous cette apparence frivole (mais hautement addictive)… empreintes de commentaires sociaux mélangeant marxisme et christianisme… avec un rapport à la violence aussi direct qu’un album de gangsta rap (Don’t shoot someone tomorrow that you can shoot today... dit une de leurs chansons, qu’on pourrait traduire par N’attends pas demain pour tirer sur quelqu’un sur lequel tu peux tirer aujourd’hui…). Je ne connais aucun morceau faible chez eux. Fans de soul music, ils savent aussi se faire plus tendres avec des reprises superbes comme celles des Isley Brothers ou de Curtis Mayfield. A deux doigts du succès massif en Angleterre, le groupe se sépare, le bassiste reviendra quelques années plus tard sous le nom de Fatboy Slim (dans un style bien différent et avec, cette fois, un succès planétaire), le chanteur Paul Heaton et le batteur formeront The Beautiful South, sur lequel je reviendrai sans doute…
Et hop, je choisis ce morceau qui me fait trembler d’émotion, tellement le style de l’intro me rappelle un groupe de pop aixois un peu potache et malhabile mais sincère, The Candles qu’ils s’appelaient, des loutres sans aucun doute… Bref, 3 minutes de pop anglaise comme on n’en fait plus.
Album datant de 86. ENGLAND FOREVER. Chouchous absolus.
2 réflexions sur “Les années 80 sont finalement formidables 27/100, Marx, Jésus et pop music”