
Ces gens ne jouent pas bien, ne chantent pas bien, la production est sommaire.
Rien à foutre de tout ça.
Leurs miniatures pop sont à mes oreilles des merveilles fragiles et chancelantes comme si les premiers singles du Pink Floyd de Syd Barrett étaient joués par des morveux de la période post punk. Un délice.
On va rappeler cette citation d’un membre des Buzzcocks au passage :
Tous ces vieux qui vénéraient les instrumentistes se sont sentis menacés par la nouvelle génération. Ça faisait des années qu’ils prenaient des cours de guitare, qu’ils suaient pour jouer comme Clapton et, soudain, des merdeux incompétents sortaient des disques, s’affichaient dans la presse. Le punk a été un formidable pied de nez à tous ces cons de musiciens.
Pete Shelley – The Buzzcocks