
De l’importance des compilations…
En 72, Lenny Kaye et Jac Holzman ont exhumé tout un tas de chansons oubliées, sorties tout droit des garages américains et enregistrées par des jeunes gens traumatisés par la British Invasion (Beatles, Stones, Who, Kinks, Animals…). Le résultat : une nouvelle génération découvre un son primitif et sauvage qui viendra, entre autres, nourrir la future scène punk…
La compilation s’appelle Nuggets: Original Artyfacts from the First Psychedelic Era, 1965-1968, elle a permis de découvrir The Standells, Count Five, The Seeds, The Electric Prunes… autant de groupes considérés aujourd’hui comme des classiques du rock garage/psychédélique…
Depuis, l’idée a fait son chemin, des coffrets (surtout durant l’ère du CD) multiples et luxueux sont sortis… proposant une offre quasi inépuisable de groupes auteurs d’une ou deux chansons mémorables… puis, souvent (mais pas toujours), retombés dans l’oubli…
Pour les années qui nous intéressent, 80 donc, il existe notamment la compilation Children of Nuggets: Original Artyfacts From The Second Psychedelic Era, 1976-1995.
Il faut donc comprendre que c’est une compilation qui compile les jeunes gens des années 80 influencés par la compilation originelle qui compilait des jeunes gens des années 60 influencés par les groupes de la British Invasion… Ah, ah.
Par exemple, ceux-là ont sauté la case, je suis influencé par la compil’ Nuggets, non eux, ils sont directement influencé par un des groupes de la British Invasion, celui de Liverpool, et par deux chansons en particulier : Ticket to Ride et Tomorrow Never Knows. Les coquins.
Nous sommes en 1983, attention, ils ont de vilaines bobines…
Une réflexion sur “Les années 80 sont finalement formidables 23/100, sous haute influence…”