
Bon, en fait, la Cosmic American Music, ce sont des Anglais qui en ont donné la meilleure illustration. En 72.
Les Rolling Stones, époque Exile on Main Street.

Leur ultime chef-d’oeuvre, conçu et enregistré entre le sud de la France et Los Angeles. Durant cette période, ces mecs ont la grâce absolue et totale, des princes du rock’n’roll, de la matière à fantasmes inépuisable…
Ce disque sonne comme jamais, moite, sensuel, organique, sauvage, la musique américaine y est pétrie, malaxée, digérée et recrachée de la manière la plus personnelle qui soit, avec un feeling tout simplement inouï. Primal Scream, les Black Crowes et mille autres n’auront plus qu’à courir derrière ça… peine perdue.
Et tout ça par des Anglais planqués dans le sud de la France ! Enregistrant de nuit, défoncés dans la cave d’une villa de Villefranche sur Mer, avec pour visiteurs des drogués notoires comme Gram Parsons ou Burroughs…
On a dit qu’Exile on Main Street était le disque de Keith Richards ou que les chansons n’étaient pas aussi bonnes que jadis… tatata… c’est le monolithe de ce que Gram Parsons définissait comme la Cosmic American Music.
Allez, faites-moi péter ce truc, que les choeurs gospel hurlent dans les hauts-parleurs.

5 réflexions sur “Cosmic (British ?) Music”