Brexit, post-punk et Madchester

Il semble bien que le bordel politique engendré par le Brexit a donné un coup de fouet à la scène rock anglaise qui avait quand même un peu disparu des radars…

Pas mal de ces jeunes gens (bon, certains sont vieux, cf. Sleaford Mods) sont de sacrés gauchistes (ils aiment plutôt bien Corbyn) et sont assez énervés. Ainsi dans un de ses clips, le groupe Idles nous fait un petit topo sur le système de santé, c’est pas triste, le mec pète tout par terre. Ah, ah.

Shame* a sorti son 1er album début 2018, le truc est furieux, attention hein, c’est pas du folk. Marre des guitares acoustiques. Style after punk et tout, ça crie et tout le tralala. Ca vaut le coup de jeter un oeil à une des vidéos en concert, le chanteur est habité. Ca fait plaisir à voir.

Bref, il y a quand même une chanson très intrigante, qui clôture l’album et qui ouvre d’alléchantes nouvelles perspectives pour le futur du groupe… Ca s’appelle Angie (non, rien à voir avec la chanson de qui vous savez !).

C’est inhabituellement long pour un groupe punk, ça commence avec la bonne vieille ligne de guitare et de basse, chant parlé, puis, au bout d’un moment, la batterie attaque, ça se déroule tout bien, belle guitare et tout, le mec commence à chanter et on croirait sentir venir quelque chose… et puis à 2.42, bon sang, ça y est , Madchester, 1989, un parfum Stone Roses. Miam, j’aime !

* Shame, un groupe anglais originaire de Londres, que j’apprécie beaucoup. C’est d’ailleurs le seul, au cours des dernières années, dont j’ai eu envie d’acheter le disque instantanément après avoir découvert un de leurs titres. En l’occurrence One Rizla. Je l’ai littéralement pris en pleine figure. Tout ce qu’on recherche dans le rock’n’roll est là : un chanteur omniprésent et rageur, des mélodies accrocheuses, une écriture singulière. Leur album, Songs of praise, est l’une des meilleures choses que j’aie pu entendre depuis longtemps. Ils sont épatants : voilà un groupe qui ne fait pas semblant, dont le son est l’émanation directe de ses émotions, la musique est intense, vibrante — j’adore particulièrement leurs lignes de guitare. Je ne les ai jamais vus sur scène [quoi ?! — ndlr], mais on m’a dit qu’ils étaient très bons. Je vais y remédier dès que possible [bonne idée ! — ndlr].

Brett Anderson, chanteur de Suede

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