
Je continue de tirer le fil depuis le disque de Mercury Rev… Donc aujourd’hui Bright Eyes, groupe principal de Conor Oberst. Dont on parlait ici.
On a présenté le gars comme un nouveau Dylan mais bon, d’une part, il y avait de la concurrence au début des années 2000, Ryan Adams par exemple, mais en plus, un nouveau Dylan, il n’y en aura plus. Outre les qualités intrinsèques du bonhomme, l’époque n’est plus la même. Basta.
Le gars a une production pléthorique sous différents noms, le dernier en date étant Better Oblivion Community Center avec Phoebe Bridgers.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, First Day of My Life est dans mon panthéon des foudroiements folk, au même titre que le Thirteen de Big Star, Day is Done de Nick Drake, Between the Bars d’Elliott Smith et quelques titres de Sufjan Stevens, dont John Wayne Gacy Jr., ou encore Die de Iron & Wine.
J’aime tout ici, les intonations et nuances de la voix tremblotante et fiévreuse, la mélodie, les arpèges de guitares et l’histoire d’amour. Quand on essaye d’écrire des chansons avec sa petite guitare, tout ceci paraît accessible et humain et en même temps on sent bien qu’il y a là quelque chose qui relève du miracle d’une inspiration hors de portée du commun des gratouilleurs de guitares acoustiques… Tout semble couler de source, sans effort apparent. La grâce et le talent sans doute.