
Jamais eu d’appétence pour Brigitte Fontaine. Beaucoup de mal avec ces personnages hauts en couleur, toujours l’impression que c’est du chiqué. Et puis, j’étais complètement rebuté par les prétentions poético-altermondialistes du titre enregistré avec Noir Désir. Ca me gave ce genre de trucs, j’préfère presque écouter Sacré Charlemagne.
Alors, avant d’attaquer les disques bizarres des années 70 en duo avec Areski dont la réputation a été forgée par des gens comme Sonic Youth (là, normalement on doit dire amen), j’ai commencé par le 1er (en fait elle le considère comme son vrai premier mais il semble bien qu’elle ait enregistré des trucs auparavant).
Ce disque a la réputation d’être pop, arrangé par Vanier, l’homme qui ferait du si bon boulot derrière L’histoire de Melody Nelson, là, je dis amen. Et, il y a de cela quelques années, j’avais entendu un des morceaux et, oui, c’était pop et classe, assez gainsbourien en fait. Gainsbourg qu’elle admire mais qu’elle analyse assez justement :
« Gainsbourg est un dandy qui fait, sans se livrer, des bulles au goût du jour. Il se veut spectateur cynique des mythes de l’époque, les minets, les boudins, les gadgets, l’argent. Mais il n’est pas vraiment contre. Moi si. »
Alors, j’hésite entre, Il pleut, Une fois mais pas deux, Cet enfant que je t’avais fait (un duo avec Higelin sans aucun des tics qui m’agacent chez ce mec, une magnifique perle acoustique avec un dialogue de sourds au sujet d’un enfant, probablement avorté…).
Je vais choisir cet hommage à un acteur français, pendu dans sa cellule alors qu’il était incarcéré pour un délit mineur, merci Wikipédia.
Ce côté pop baroque sixties, avec ce petit grain de folie doucement triste dans les paroles. J’aime.