
Je me suis livré à deux expériences musicales en fin d’année dernière. Ecouter l’intégrale des albums de Queen (concerts compris, pfff, la plaie, BO de Flash Gordon et tout, un cauchemar, les albums des années 80, une purge) pour être bien certain que je détestais. C’est fait. Je déteste vraiment. Puis, aucun rapport, l’intégrale des chansons de France Gall AVANT Michel Berger. Pour chercher les pépites, pour voir si en France on pouvait avoir des pop songs mélodiques comme les anglo-saxons. Des trucs légers mais touchants, des choses simples mais accrocheuses, de l’innocence avec un brin de mélancolie. Des choses débarrassées de l’influence trop pesante, à mon goût, des traditions littéraire et poétique françaises. Et j’ai trouvé ! Plein de choses super chouettes même.
Evidemment, il a fallu se coltiner les débilités infantiles comme Sacré Charlemagne, il y a même des trucs complètement affreux comme ce duo à la limite du hors-jeu avec Maurice Biraud mais les gainsboureries sont savoureuses, Poupée de cire, Les sucettes, évidemment, et moins connu mais dans la même veine, Les petits ballons (ça vaut son pesant de cacahuètes !), le psychédélique Teenie Weenie Boppie (le clip est dingue avec les mecs en collants). Écrits par d’autres (dont le père de France Gall), je pourrais citer aussi Rue de l’abricot, L’hiver est mort, Toi que je veux, Les quatre éléments, Chanson pour que tu m’aimes un peu… Tout cela est très très savoureux.
Mais pour aujourd’hui, je vais y aller franchement dans le truc un peu improbable… Cette chanson sur le fils de JFK. Ben ouais, j’aime bien ça, mid-tempo, mélodie qui déroule tranquille, arrangements classieux et sobres, paroles simples, la voix imparfaite mais dotée de cette innocence qui me fait tant craquer chez les groupes anglo-saxons (Supremes, Ronettes, Jackson 5…).
En faisant un peu de provoc’, je dirais même que je n’échangerais pas une seule des chansons de France Gall précédemment citées contre l’intégrale de Léo Ferré. Pas fan des poètes exaltés transpirants. Ouaip.
Une réflexion sur “Fraicheur”