Le coton était haut

Mince alors, on vient de parler des swamps et voilà que le King of Swamp Rock (dixit Allmusic.com) vient de casser sa pipe. Le Louisianais Tony Joe White a débuté en 1969 et connaît immédiatement le succès. Par la suite, il retrouvera moins facilement la faveur des charts mais sera repris par des gens comme Elvis Presley ou encore Dusty Springfield. Rien de moins.

Alors, évidemment, ses albums des sixties et des seventies sont des incontournables de la musique américaine et je vais choisir, pour illustrer ce post, le 1er morceau du 1er album, non seulement parce qu’il s’agit d’une belle tranche de vie dans le Sud des Etats-Unis mais surtout parce que Dusty Springfield l’a aussi repris et que c’est toujours bien d’écouter cette immense chanteuse.

Ah, et sinon, c’est quoi le swamp rock ? Hum… attention, on parle aussi de swamp blues et de swamp pop, j’ai même vu le terme bayou rock trainer quelque part… Ah, ah, on n’y comprend déjà rien quand on parle de géographie… m’enfin.

Prenez la musique folklorique des Acadiens, ajoutez de la country et une dose de rhythm and blues de La Nouvelle-Orléans et vous aurez de la swamp pop. Si vous y ajoutez un peu plus de rock des années 60 vous aurez du swamp rock. Et évidemment, c’est mieux si vous vivez dans le bayou.

Bon allez, saluons la mémoire de ce géant, qu’on imagine, comme J.J. Cale ou Jean-Louis Murat, dans sa bicoque, gratouillant sa guitare, à l’écart des modes et du tumulte d’aujourd’hui. La classe intégrale, sans frime et sans artifice.

 

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