Le sucre

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On le sait, le sucre, en pâtisserie, dans le Earl Grey ou dans son café, il ne faut pas trop en mettre.

Ça fait illusion (on se dit, hum, c’est bon), c’est addictif, mais c’est vite écœurant, ça masque le vrai goût des aliments et en plus c’est mauvais pour la santé.

Evidemment, chacun est plus ou moins sensible à la présence de glucose. Mais quand même. Faut faire attention.

C’est pareil en musique (si, si, sans blague), il faut doser le sucre avec parcimonie. Sinon, bonjour l’embonpoint.

C’est quoi le sucre en musique ? Des violons à gogo, une production confortable, trop moelleuse pour être honnête, faite pour caresser l’oreille dans le sens du conduit, des chœurs chargés, des couches de synthés pour emballer le tout, une interprétation sur-signifiante (en général, une chanteuse (si en plus elle vient du Québec, faut vraiment faire gaffe) qui s’arrache les cordes vocales pour bien montrer que ça fait mal quand on se retrouve seule…).

Des exemples ?

Dans ce blog, on a quelques trucs sans sucre.

Big Star et sa ballade adolescente, ici, Elliott Smith, Sufjan Stevens

Des trucs trop sucrés ?

Hum, y’en a un paquet. Pas dans le blog (sauf la semaine passée, mais c’était plutôt gras que sucré…), j’fais attention à ma ligne, mais :

Disons Whitney Houston, sa reprise de Dolly Parton, I Will Always Love You, ouch, c’est des caries pour les oreilles, direct, de la cellulite pour les lobes oculaires aussi sec.

Mariah Carey, Without You, sa reprise de Badfinger, pareil, la vache, ça colle.

Plein de trucs de Céline Dion, évidemment. Là, c’est carrément la machine à chewing-gum… On s’en sort pas.

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Et puis, il y a les cas limites, ça c’est intéressant, presque un plaisir coupable. Les Bee Gees par exemple, ceux de la période sixties. Ouh, c’est sucré pas de doute… Mais, mais, mais, ces mecs savaient écrire des mélodies et chanter aussi sans trop en faire, juste à la limite.

Alors, c’est assez injuste, ils ont subi beaucoup de sarcasmes. Leurs dents en avant, la tête de chèvre de l’un, la tête de bellâtre de l’autre et puis on disait qu’ils venaient d’Australie… Les kangourous, tout ça, pas glamour.

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De gauche à droite : Le bellâtre, on s’en fout, celui à dents de chèvre, le croisement des deux, on s’en fout

Eh, eh, ils sont bien passés par l’Australie, c’est vrai, mais ces mecs étaient des Mancuniens à l’origine. Ah, tout de suite, ça fait sérieux, Manchester ! Les prolos, le Nord.

Plutôt qu’un tube certifié comme Holiday, I Started A Joke, Massachusetts… tous excellents dans leur genre, je vais choisir un morceau moins connu, de 1969, sur l’album Odessa.

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Alors, non, faut pas croire, Odessa, malgré son air mystérieux et sa pochette sobre et classieuse, n’est pas un chef-d’oeuvre un peu oublié de la pop baroque mais on peut passer un bon moment en sa compagnie. Si on aime (un peu) le sucre.

Bon, la gratte acoustique, elle sonne, la batterie aussi, la mélodie est impeccable, pour le sucre, bon, le chanteur ne fait pas semblant, il y va franco, le refrain est un peu du style à être repris tous en chœur, on ne rechigne pas sur les cordes mais pas trop non plus. J’aime.

Et, pour expier son péché de gourmandise, on peut se mettre ça. Garantie sans sucre artificiel.

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Miam

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