Le diable tout le temps

Jim White

Il y a dans le livret du premier album de Jim White (1997), une sorte de nouvelle plus ou moins autobiographique qui contient tout ce qui ne cesse de fasciner dans la littérature et le cinéma américains. Une histoire de distance, de route, de drogues, de vieux pick-up, de psychopathe en vadrouille. Donald Ray Pollock en quelques pages. Le natif californien mais habitant de Pensacola, Floride, y raconte notamment comment, ado, il a échappé de justesse à une agression sexuelle et sans doute à la mort.

Sa musique est au diapason, nourrie de gospel, blues, country ancestrale, peuplée d’histoires de meurtre, de péché et de rédemption. Elle est grinçante, comme du Tom Waits, ailleurs plus douce comme du J. J. Cale, aussi un brin gothique mais sans les tics parfois épuisants d’un Nick Cave ou 16 Horsepower.

Un beau disque, financé par David Byrne, épaulé par des gens bien (un collaborateur de Tom Waits, Joe Henry, Victoria Williams).

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