
Au moment où, dans notre pays, le pseudo renouveau offre le visage de jeunes gens dynamiques, propres sur eux et à qui tout réussit, difficile d’imaginer ce que fut l’effervescence de l’activisme politique parfois radical de la fin des années 60.
En 68, un an après le Summer of Love, l’heure n’était déjà plus à la rigolade. Des universités américaines à Prague en passant par Paris, le vent de la révolte souffle.
Jefferson Airplane, leader de la scène psychédélique de San Francisco (avec le Grateful Dead), loin d’avoir l’esprit et les sens engourdis par l’acide et l’amour libre, attise les braises du mouvement contestataire et chante la révolution qui vient. Et nous rappelle que les intérêts des uns seront bien toujours irréconciliables avec celui des autres.
Une réflexion sur “Dieu vomit les tièdes”