CANAILLES MYTHIQUES

Pas si vite ! Retour sur le groupe qui illustrait le précédent post sur Manchester, un de mes 10 groupes préférés !

Trépigner d’impatience.

1992, lecture d’une chronique pour une compil des Stone Roses dans Les Inrockuptibles (par Emmanuel Tellier @EmmanuelTellier). Je la connaissais presque par cœur, j’en connais même encore certains passages (la mappemonde du talent reste inchangée, Lenny Kravitz n’a rien, les Stone Roses ont tout ou encore ce coup de caisse claire initial qui éventre l’épiderme…). Bref, je parle là de maladie durable.

A l’époque, une seule envie, une seule nécessité, acquérir le premier album du groupe. A TOUT PRIX.

En trépignant d’impatience.

Les Stone Roses, c’est Madchester avec un D, oui, l’ecstasy, le second Summer Of Love, la dance-music (un peu) se mariant avec les guitares des Byrds (beaucoup), c’est un groupe de canailles à l’allure affolante, c’est un chanteur qui chante faux en live mais dont le public ne le remarque pas, envoûté par le charisme dégagé, c’est un groupe à qui tout semble sourire le temps de quelques courtes années, c’est un litige avec un label qui finit par une pluie de peinture façon Pollock dans les bureaux du boss dudit label, c’est un procès de voyous façon Keith Richards, ce sont des mecs qui refusent la première partie des Stones tellement ils sont sûrs d’eux, c’est un premier album parmi les tous meilleurs du rock anglais toutes époques confondues (la presse anglaise hésite entre Revolver, The Queen Is Dead et The Stone Roses, de mon côté, je prends les 3), c’est pour moi un concert à Lyon en extase absolue, c’est une chanson qui retentit dans le stade au début des matchs de Manchester United à domicile, parce qu’il n’y en a qu’une comme celle-là… Les arpèges, la basse qui travaille dans l’ombre, l’arrogance… Oh, Manchester…

This Is The One

Epilogue… ?

Ensuite, les Stone Roses c’est un 2e album qui arrive trop tard, avec des guitares trop bavardes (c’est ce qui arrive quand on écoute plus Led Zeppelin que les Byrds), une séparation tristounette au mitan des nineties, un come-back dans les années 2010 et, ces derniers mois, des nouveaux morceaux qui ne convainquent qu’à moitié…

Mieux vaut se rappeler de ça :

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